Historique

Le début

Le Brussels Jazz Orchestra (BJO) est fondé en 1993 par Frank Vaganée, Serge Plume, Marc Godfroid et Bo van der Werf. Les premières années, le BJO prend d’abord ses quartiers au jazz club The Sounds à Bruxelles, avec des sessions live toutes les deux semaines. Le 1er août 1993, le BJO se produit pour la première fois au-delà de la capitale belge, lors du festival Jazz Middelheim

1996-1998

Après plusieurs années de concerts qui sillonnent toute la Belgique, le BJO monte enfin sur une scène internationale en automne 1996, à Laren aux Pays-Bas. La même année, le BJO est récompensé pour la première fois par le Prix Nicolas Dor. A partir de 1997, le BJO commence à se produire dans des centres culturels régionaux et enregistre BJO live pour Coda au Spil, à Roeselare. Ce premier CD contient notamment des compositions de Bert Joris et Frank Vaganée. La même année, en juillet, le BJO collabore pour la première fois avec Toots Thielemans.

1999

Des collaborations avec le guitariste Philip Catherine et le compositeur et arrangeur américain Bill Holman voient le jour en 1999 lors de l'enregistrement de leur second CD, The September Sessions (De Werf), enregistré au Studio Toots à la VRT, avec des compositions de Bert Joris, Frank Vaganée, Michel Herr... En 2000, le BJO collabore avec le chef d'orchestre américain Maria Schneider et la chanteuse Jeanne Lee.

2000-2001

En 2000, le BJO collabore avec le chef d'orchestre américain Maria Schneider et la chanteuse Jeanne Lee. En 2001 l'orchestre de jazz, composé de 16 musiciens, se lance pour la première fois au-delà des frontières européennes en se produisant avec le pianiste américain Kenny Werner à New York, lors de la conférence de l’International Association for Jazz Education. Cette tournée marque le début de la présence du BJO sur la scène internationale, suivi d'une série de concerts avec Paul Michiels dans divers centres culturels. La même année voit naître de nombreux projets avec des invités tels que Toots Thielemans, Theo Mertens, Dave Liebman, Bob Mintzer et Philip Catherine. Le double CD The Music of Bert Joris (De Werf) est enregistré à Bruges. Reçu avec enthousiasme par la presse, l’album atteint des ventes qui dépassent les 6000 exemplaires. Jack Bowers écrit alors dans All About Jazz : “Nous avons déjà chanté les louanges du Brussels Jazz Orchestra (The September Sessions) mais jamais autant qu’à l’occasion de ce nouveau double album sur lequel on peut déguster la musique du fabuleux compositeur/arrangeur/trompettiste belge Bert Joris. Et quelle musique!”

2002

Outre les concerts au Benelux qui suivent la sortie du cd, le BJO se rend à nouveau aux Etats-Unis pour une tournée d'une semaine en compagnie de Kenny Werner, jouant à New York (Yonker’s Pier), à Boston (Sculler’s) et au Litchfield Jazz Festival. Autour du projet Tango!, le BJO collabore ensuite avec le compositeur argentin Carlos Franzetti et le trompettiste Gustavo Bergalli. La première édition du BJO International Composition Contest est gagnée par David Renter (USA).

2003

En 2003, un concert à Bruxelles marque le dixième anniversaire du Brussels Jazz Orchestra avec, en invité exceptionnel, le trompettiste américain Tom Harrell. S’en suit une tournée avec Paul Michiels, ainsi que des concerts-événements avec Toots Thielemans, Bert Joris & Philip Catherine, Maria Schneider, Kenny Werner, de Filharmonie, Dave Liebman, Phil Woods et Erwin Vann. Après de nombreux concerts avec Kenny Werner, le BJO enregistre Naked in the Cosmos (Jazz ‘n Pulz) au Studio Toots, fin février. Le commentaire du Standaard est bref mais puissant : “Le BJO joue avec habileté. Il impressionne.”

En décembre 2003, le BJO propose un nouveau projet à un large public à Flagey. BJO vs the Big White Screen: Big Cities in the Twenties est composé de cinq court métrages muets, sur une musique composée par Frank Vaganée, Bert Joris & Gyuri Spies et interprétée en direct par le Brussels Jazz Orchestra pendant la projection.

2004

A la suite de la réunion réussie de l'IAJE en 2001, le BJO retourne à New York en janvier 2004 avec Bert Joris en soliste invité. Cette même année, des concerts seront organisés avec Toots Thielemans, Bert Joris & Philip Catherine dans le cadre du projet Big Cities in the Twenties. Sans oublier le projet à la VRT sur Radio 1 : Big Bang, avec Joost Zweegers et Piet Goddaer. Au cours de cette année, le BJO est élu « meilleur orchestre européen » lors du 52e Downbeat Annual Critics Poll et atteint la huitième place dans la catégorie « big band ».

2005

La collaboration entre le BJO, Bert Joris et Philip Catherine débouche sur le cd Meeting Colours (Dreyfus) avec des compositions de Philip Catherine et des arrangements de Bert. Pierre Bertrand écrit dans JazzMan : “Un Philip Catherine magnifique et un BJO impeccable. Forcément, le plaisir de jouer ensemble est à la base d’un projet aussi ambitieux.” En été l'orchestre joue au Jazz Middelheim avec Norma Winstone et Kenny Wheeler. Toujours en 2005, le BJO effectue une tournée avec Maria Schneider à Vienne, Zagreb et dans de nombreuses grandes villes en Belgique. En outre, le projet A Percussive Portrait est développé avec le percussionniste belge Chris Joris, avec qui le BJO se produit en Belgique et aux Pays-Bas. A l'automne, au Studio Hogent à Gand, le BJO a enregistré des compositions de Frank Vaganée. Le résultat s’appelle Countermove (De Werf). Cet album est accueilli chaleureusement par la presse. Bart Cornand écrira dans Knack : “Le BJO - nouveau style - est synonyme de bon swing avec un clin d'œil audacieux à Thad Jones et Mel Lewis. Fini les nuances européennes, voici de l’ americana black pur sang.”

2006

2006 est l'année des nominations pour le BJO, avec la sélection pour le prix ZAMU, le Cultuurprijs Vlaanderen et The Power of Print pour la meilleure affiche culturelle (Countermove). Et le BJO remporte le prix du Cultuurprijs Vlaanderen. 2006 voit également poindre des collaborations artistiques avec le Limburgs Symfonisch Orkest (Pays-Bas), Dave Liebman, Gianluigi Trovesi, Philip Catherine & Bert Joris, de Filharmonie, Toots Thielemans et Chris Joris. Plus tard dans l'année, c’est la suite du BJO Vs the Big White Screen — cette fois sous le nom de Piccadilly, avec une partition de Frank Vaganée. Le cd Dangerous Liaison, sorti la même année, est enregistré live en mai au Singel, réunissant le BJO, de Vlaamse Filharmonie et Bert Joris. Selon De Standaard, c’est “une rencontre réussie entre classique et jazz...” et l'album est élu « meilleur album big band de 2006 » par le site jazz américain All About Jazz.

2007

En février, c’est le début d’une collaboration fructueuse avec le chanteur David Linx lors de l'enregistrement de l'album Changing Faces (O+). De Standaard écrit : “Un résultat éblouissant avec un big band enivrant et Linx se déchaînant corps et âme lorsqu’il scatte. » Après des années de collaboration, le BJO et Michel Herr entrent enfin en studio pour l’enregistrement d’un CD : The Music of Michel Herr (De Werf). André Joassin dans Le Soir commentera la chose à sa manière : “Ça swingue, les cuivres éclatent aux oreilles et la dynamique orchestrale réfléchie instaure la modernité. Celle-ci s’apprécie aussi dans l’éxécution très définie du Brussels Jazz Orchestra ainsi que la maîtrise des solistes.» De plus, c’est l'année de Writing Billie, une collaboration avec la chanteuse sud-africaine Tutu Puoane et l'actrice flamande Veerle Dobbelaere. Différents auteurs proposent leur interprétation du personnage de Billie Holiday sur un fond de compositions nouvelles, écrites et arrangées par Bert Joris. Cette année est également celle de la série de concerts BJO’s Finest, comportant exclusivement des compositions de musiciens du BJO, arrangées par leurs collègues de pupitre.

2008

Les projets Changing Faces, Writing Billie, BJO’s finest, The Music of Michel Herr et Meeting Colours se poursuivent en 2008, proposant une variété d'événements dans les salles et festivals en Belgique et à l'étranger, comme aux Pays-Bas, en France et en Italie. A l’automne, le Brussels Jazz Orchestra se produit avec Richard Galliano et commence à réfléchir à l’enregistrement d’un album. Ten Years Ago (Milan) est enregistré en avril et acclamé par la presse internationale : Georges Tonla Briquet, par exemple, écrit qu’il s’agit ici « non pas d'un groupe avec un accordéoniste invité mais d'un mélange homogène de deux entités. »

2009

En 2009 le BJO collabore avec le Brussels Philharmonic (Vlaams Radio Orkest) sur un projet s’inscrivant dans le cadre du 75e anniversaire de la Loterie Nationale : Creating Chances, dirigé par Bert Joris. Creating Chances opère un rapprochement entre le BJO et le BP, avec en solistes la soprano Iris Luypaers et la chanteuse de jazz Tutu Puoane. La collaboration entre jazz et classique se prolonge grâce au projet Requiem Lindgren, interprété par le BJO, le Vlaams Radio Koor, Camerata Aetas Nova et Capella di Voce, le tout sous la direction de Kurt Bikkembergs. En septembre 2009 a lieu une unique collaboration entre le BJO en tant qu'orchestre de jazz et un des meilleurs orchestres de cuivres belge, le Brass Band Willebroek. Le nombre de concerts passe d'environ 30 par an (sur la période 2002-2008) à 40 (en 2009).

2010

2010 est l'année la plus intense dans l'histoire du Brussels Jazz Orchestra. Le printemps démarre au Studio 1 à Flagey avec l’enregistrement live de l'album Signs and Signatures pour W.E.R.F., suivi d'une série de 10 concerts du nouveau projet Mama Africa avec la chanteuse Tutu Puoane. Le CD éponyme sort en février 2010 sur le label anglais Saphrane. De Telegraaf écrit : « Le Brussels Jazz Orchestra accompagne sublimement Tutu Puoane avec une sélection de chansons sud-africaines merveilleusement arrangées. ». La même année, on retrouve le BJO en concert avec Richard Galliano au Muziekgebouw 't IJ, au Centre Culturel de Dudelange (Lux) et au Musikfest de Brême. En juin, l'Orchestre fait ses débuts en Lituanie, avec des concerts à Vilnius et Klaipeda. Le point culminant de l'été sera Theater aan Zee à Ostende, où Frank Vaganée officie en tant que directeur musical (Michaël De Cock dirige, lui, la section théâtre) avec un total de huit concerts. En automne, Signs and Signatures par et avec le trompettiste et compositeur Bert Joris voit le jour avec des premières à Ramatuelle (FR), Bruges, Rotterdam (NL), Gand, Borgerhout et Middelburg (NL). De Standaard est extatique : « Joris prouve avec ce CD qu'il est un compositeur de premier ordre et un trompettiste qui ne fait que s'améliorer avec l'âge. Le Brussels Jazz Orchestra est un excellent interprète de sa musique. » Enfin, la pièce de résistance de l’année, c’est la résidence du Brussels Jazz Orchestra en compagnie du pianiste américain Kenny Werner au Jazz at Lincoln Center à New York - quatorze concerts reçus avec beaucoup d'enthousiasme. Le BJO jouera pas moins de 59 fois en 2010.

2011

Avec le printemps arrive l’album Guided Dream, une collaboration entre Dave Liebman (US) et le Brussels Jazz Orchestra. L’album reprend des enregistrements live de deux concerts, avec des compositions de Liebman arrangées pour big band et quelques adaptations remarquables de standards de jazz. Une série de concerts avec Liebman suivront l’année d’après.

Pendant l’été 2011, le BJO joue au Jazz Middelheim avec Bert Joris. Le directeur du festival Betrand Flamang trouve que c’est « le meilleur concert jamais donné par le BJO». En septembre sort le deuxième album du BJO réalisé avec le pianiste américain Kenny Werner : Institute of Higher Learning. Pour la première de ce projet, ils joueront au festival Dinant Jazz Nights en juillet. Ce concert est enregistré par Mezzo TV. En mars 2012, BJO et Kenny Werner remettront le couvert en se produisant sur la scène du célèbre Blue Note Jazz Club à New York.

Le même été, le BJO est invité à Johannesburg en Afrique du Sud, où l'orchestre, deux soirées de suite, est à l'affiche de Sounds of Jazz, le festival de jazz le plus important du pays. Grâce à la présence de Tutu Puoane, Mama Africa récolte un succès foudroyant auprès du public.

En automne sont programmés des concerts avec Bert Joris. Signs and Signatures reste plus que jamais le favori du public ! En décembre, un projet ambitieux intitulé Agatha est mis en scène. Il s'agit d'une composition de jazz contemporain du finnois Kerkko Koskinen. Pour l'occasion, le Brussels Jazz Orchestra s'agrandit avec I Solisti del Vento et le trompettiste russe Alex Sipiagin : 9 instruments à vent viennent renforcer l’ensemble pour remplir l'univers des sons ambitieux d'Agatha.

2012

2012 débute par un concert au Tournai Jazz Festival, avec les chanteurs David Linx et Maria João. Le projet A Different Porgy & Another Bess est une interprétation personnelle et contemporaine de l’opéra classique à succès de George Gershwin. En février, le BJO fait l’objet de toute l’attention médiatique lorsque The Artist se voit attribuer l’Oscar de la meilleure bande originale. Le BJO a en effet participé à l’enregistrement de la musique, et bénéficie par conséquent du prestige de la précieuse statuette. Auparavant, la même musique avait déjà remporté un Golden Globe, un César et un BAFTA Award. En mars, le CD est paru chez Naïve et, en été, le BJO, avec Linx et João, a fait voyager cette production aux festivals de jazz de Brosella (Belgique), Nisville (Serbie) et Brême (Allemagne). En février, la nouvelle production Graphicology fait sa première à Amsterdam, un mariage surprenant entre le roman graphique de Philip Paquet et le jazz live. D’autres concerts suivront en automne. Au printemps, le Requiem de Nils Lindberg est au programme, une collaboration avec le Vlaams Radiokoor et Capella di Voce. En février, Kenny Werner (EU) est descendu vers la Belgique pour deux concerts. Mais le point d’orgue de l’année sera pour la fin mars, lorsque le BJO a rempli le Blue Note Jazz Club à New York 6 soirs de suite. En compagnie de Werner et de Chris Potter en invité spécial, ils y ont joué le répertoire de Institute of Higher Learning.

Spécialement pour le Red Star Line Festival à Anvers, le BJO a interprété la production New York. City of Jazz : quelques extraits de Graphicology et la bande sonore originale d’un film de Laurel & Hardy, écrite par Bert Joris. Également avec Bert Joris, le BJO s’est retrouvé un peu plus tard sur la scène du jeune festival de jazz New-Port Jazz à Nieuport (Belgique).

En septembre, A Different Porgy & Another Bess est à l’affiche au New Morning, le club de jazz parisien. En octobre et en novembre, le projet Graphicology reprend avec des concerts à Flagey (Bruxelles) et Anvers (Foire du livre et CC Luchtbal). Le BJO clôturera l’année 2012 avec BJO’s Finest, l’enregistrement d’un CD et un concert au Studio 1 à Flagey, qui marquera en même temps le début de l’année festive 2013, année du vingtième anniversaire du BJO.

2013

Janvier commence avec trois concerts belges de Graphicology. Plus tard dans l’année, six concerts similaires suivront, chez nous ou à l’étranger (France et Lithuanie). En février, c’est le tour de la Swing Symphony, de Brandford Marsalis, interprétée en compagnie du Brussels Philharmonic, à Bozar (Bruxelles) et de Bijloke (Gand). Le mois de mars correspond quant à lui avec le début des festivités du 20e anniversaire, avec la sortie de BJO’s Finest – Live! et quatre concerts dans la foulée, largement relayés par les médias. Le CD reçoit un super accueil dans la presse et les concerts (Flagey, deSingel, CC Kortrijk et CC Hasselt) rencontrent un franc succès public. Grâce à la participation de guests comme David Linx, Bert Joris, Philip Catherine, Tutu Puoane et Michel Herr, cette série de concerts constitue un véritable best of des deux dernières décennies. La prestation de Hasselt a d’ailleurs été enregistrée par la VRT et diffusée (en deux parties) à la télévision pendant le mois de juillet.

Durant l’été, BJO’s Finest - Live! séduira les festivaliers, avec des concerts remarqués au Brussels Summer Festival et Jazz in ’t Park (Gand). Mama Africa fait de même au Gaume Jazz festival, dont les spectateurs ont rapidement succombé au charme de Tutu Puoane et Miriam Makeba (août).

Pendant ce temps, A Different Porgy & Another Bess continue à toucher une audience internationale, notamment avec deux concerts en France (Belfort et Valenciennes). En septembre, le band tout entier s’envole pour le premier concert du BJO en Asie, en compagnie de Davix Linx et Maria João. Dans la prestigieuse Esplanade de Singapour, plus de 700 spectateurs enthousiastes revisitent Porgy and Bess à la sauce BJO. En novembre, A Different Porgy & Another Bess retourne en France, à Angoulême et Limoges.

Autre point d’orgue de cette année d’anniversaire : la sortie du deuxième disque de l’année avec le projet Wild Beauty, une collaboration avec Joe Lovano et Gil Goldstein. Le saxophoniste américain Joe Lovano a, pour l’occasion, choisi 8 compositions extraites de son fantastique songbook, et a demandé à Gil Goldstein de les arranger pour un big band. Le résultat, c’est Wild Beauty, un hommage aux racines siciliennes de Lovano. La première de ce projet a lieu en juillet pendant le Gent Jazz Festival.

Quant à Signs and Signatures, le disque du Brussels Jazz Orchestra en compagnie de Bert Joris, il reste après trois années de succès l’un des chouchous du public. En 2013, le projet fait escale au Jazz Vrijboek (Malines) et à deux reprises lors de concerts en Lettonie en octobre.

Octobre encore: le BJO lance un nouveau projet: Luz del Sur, jazz inspired by flamenco. Basé sur des compositions du saxophoniste espagnol Perico Sambeat, le projet bénéficiera d’une première à Flagey (Bruxelles), avant d’être rejoué à Vilvoorde (CC Het Bolwerk). Avec Sambeat comme soliste invité et quatre nouvelles recrues (chant, danse, guitare, cajón), c’est l’assurance de passer une soirée baignée par le duende espagnol.

Octobre toujours : le BJO retrouve Flagey pour la finale de l’International Composition Contest, avec les quatre finalistes sur la scène.

En novembre, l’orchestre reprend BJO vs The Big White Screen : Big cities in the twenties à l’occasion du 75e anniversaire de la Cinematek. En décembre, l’orchestre joue au bénéfice des victimes de l’ouragan Haiyan au Philippines.

Le Brussels Jazz Orchestra clôture son année-anniversaire avec deux nominations pour les Grammy Awards, grâce à l’album Wild Beauty featuring Joe Lovano.

2014

2014 débute par trois représentations (Anvers, Bruxelles et Bornem) de Close Encounters, une collaboration fructueuse avec I Solisti del Vento. Avec la présence inhabituelle aux répétitions des étudiants en humanités artistiques de Hasselt. En mars, c’est la première du tout nouveau projet New York, City of Jazz : un hommage à la ville de New York, en chansons (Tutu Puoane), musique et images. Le public adhère tout de suite, et 5 concerts suivront dans l’année. Toujours en mars, 1200 élèves de première primaire font connaissance avec le jazz grâce aux Concerts de Première Classe organisés à Bruges, un projet monté en collaboration avec l’asbl Musica.

Graphicology continue son petit bonhomme de chemin, avec deux concerts en Belgique (Bruges et Mouscron), avant de s’exporter durant l’été pour deux concerts en Serbie. Alors qu’un autre hit de l’orchestre, le projet BJO’s Finest, ravit les spectateurs de Saint-Trond (B) et du festival de jazz en plein air de Lisbonne au Portugal (septembre).

En mai ont lieu à Malines les premiers filages de Maestro, un projet tout à fait original en collaboration avec t’arsenaal. Un spectacle qui verra le jour grâce aux talents conjugués du comédien Warre Borgmans, de l’auteur Hugo Matthysen, du metteur en scène Michael De Cock et du compositeur Frank Vaganée.

La deuxième session du Brussels Youth Jazz Orchestra clôture une période de trois ans d’activité avec quelques concerts best of, sous la direction de Frank Vaganée (à Eupen et Bruxelles).

Mais voilà déjà l’été, période idéale pour l’enregistrement du nouveau CD : The Music of Enrico Pieranunzi. Pieranunzi est au piano, c’est Bert Joris qui signe les arrangements, mais aussi les solos et la direction de l’orchestre. Le public présent lors des sessions est sous le charme. L’enregistrement live sera publié en janvier 2015.

Début septembre, le BJO se produit sur la Sint-Jansplein à Anvers, pour un concert en plein air avec deFilharmonie. Pour enchaîner avec un adieu : celui de la dernière représentation de A Different Porgy & Another Bess. Après un CD et 16 concerts en Belgique, France, Hongrie, Croatie, Serbie, à Singapour et aux Pays-Bas, cette belle aventure se clôture à Compiègne (F).

Quant au projet The Sweetheart and The Daredevil (avec la sweetheart Mary Pickford et Harold Lloyd dans le rôle du daredevil), il s’agit du troisième opus de la série BJO vs The Big White Screen. Cette coproduction avec la Cinématek fait l’objet d’une première internationale à Budapest (Hongrie) en novembre. Le BJO profitera d’ailleurs de sa présence dans le capitale hongroise pour y animer une master class.

A partir du mois de décembre, le tourbillon Maestro of De Man Zonder Tanden se met en mouvement, avec 7 représentations (+ les 15 prévues en 2015), des salles complètes, une presse dithyrambique… Bref, une fin d’année explosive pour le Brussels Jazz Orchestra.

2015

L’année a démarré avec un « Concert de Première Classe » à Ypres, suivi le même jour d’une représentation de The Sweetheart and The Daredevil. La tournée Maestro prendra sa vitesse de croisière sur les deux premiers mois de l’année, avec pas moins de huit dates.

La création du nouveau projet The Music of Enrico Pieranunzi s’enrichit d’une masterclass et d’une répétition publique au Conservatoire de Bruxelles. L’occasion également pour Enrico et Bert d’enflammer Flagey lors de la première. C’est le début d’une série éclatante de concerts à Gand, Louvain et Anvers : le BJO y dispense un jazz européen d’une classe mondiale. En février, l’orchestre s’installe également en Suède et au Danemark pour y interpréter Graphicology, une production BJO pur jus qui a déjà enthousiasmé bon nombre de scènes de par le monde, un projet qui mêle compositions originales et une collaboration crossover avec un dessinateur belge. Avec, comme point culminant, un concert en Pennsylvanie et une résidence au Jazz at Lincoln Center (New York) fin mars. Une étape de plus franchie par le BJO, qui se paie le luxe de jouer pour la première fois sur le sol US sans s’adjoindre un soliste américain. 

Avec le projet New York City of Jazz, le BJO attire les foules : Lokeren, Dendermonde, Anvers, Spa, Merksem, mais aussi le festival néerlandais  Meer Jazz succombent à cette déclaration d’amour faite à la Mecque du Jazz, et interprétée par Tutu Puoane et tout l’orchestre. 

Le nouveau projet BREL, avec des arrangements jazzifiés des compositions du Grand Jacques, bénéficie d’un tour de chauffe à Strasbourg, en préparation à l’enregistrement du CD qui a lieu en juin. Un CD pour lequel nos arrangeurs maison ont taillé quelques diamants pour David Linx et leurs collègues de l’orchestre. Le disque a été publié en janvier 2016. 

Mais voilà déjà l’été et sa tournée des festivals : Liège (Signs and Signatures), alors que deux festivals hollandais (Meer Jazz et le North Sea Jazz) accueillent le Gil Evans Project sous la direction de Ryan Truesdell. En août, ce sera au tour de Jazz Middelheim, en collaboration avec le génie du jazz canadien Darcy James Argue. Tant Truesdell que Argue appartiennent à la nouvelle génération américaine du jazz, et le Brussels Jazz Orchestra est ravi de les accueillir et de les aider à séduire le public européen. Nous clôturons la saison des festivals d’été 2015 en compagnie de Bert Joris au festival du Jazz de Grammont (Geraardsbergen).

En novembre, nouvelle première, cette fois au Concertgebouw de Bruges : Ravel 2.0 avec deFilharmonie. Un succès qui se confirmera au Singel à Anvers. Pour ensuite clôturer l’année 2015 avec un concert privé de BREL, en prélude au lancement du disque qui a eu lieu au tout début de 2016.

2016

2016 fut sans conteste l’année BREL du BJO. Au fil de 14 concerts en Belgique, aux Pays-Bas, en France et en Pologne, David Linx et le Brussels Jazz Orchestra ont su captiver le public avec leur version de l’œuvre immortelle du Grand Jacques. Le CD éponyme a reçu un magnifique accueil de la part de la critique spécialisée.
C’est avec une autre grande vocaliste, Tutu Puoane, que nous finirons 2016. En emmenant le projet “ New York, City of Jazz” en tournée à Bruges, Gand, Geel, Louvain-la-Neuve et Alsemberg. Nous avons également clôturé la tournée “Graphicology” avec un concert à Katowice en Pologne.
2016 a également connu le lancement du projet “ The Future is Now”, le tremplin mis en place par le BJO pour mettre à l’honneur des jeunes pousses du jazz belge. Ainsi, Matthias Van den Brande, Hendrik Lasure, Roeland Celis et Quinten De Craecker ont pu montrer l’étendue de leur talent lors de cette première saison, lors de concerts à Renaix, Rijkevorsel et Louvain. A partir de l’été 2017, un nouveau coup de projecteur sera donné à ce projet. 
A l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, le 20 juin, le Brussels Jazz Orchestra a laissé parler son coeur lors d’un concert exceptionnnel à l’Ancienne Belgique : Artists #WithRefugees est le résultat d’une longue préparation avec des partenaires du secteur culturel et d’autres œuvrant sur la problématique des réfugiés, le tout cordonné par l’antenne belge de l’Agence des Nations unies pour les Réfugiés. Avec, comme point culminant, la participation de 5 musiciens syriens à la musique du BJO.
Dans la foulée, Frank Vaganée a sorti le CD “Two Small Bags, Ten Million Dreams”, un enregistrement studio reprenant la musique jouée à l’AB, et vendu au profit des réfugiés.
Début juillet, nous avons enregistré un nouveau CD avec Bert Joris, qui paraît en cette fin 2016. L’album s’appelle “Smooth Shake” et a bénéficié d’une avant-première publique lors du festival Brosella. Durant l’été également, le BJO a interprété son programme “Finest” au MA Festival de Bruges. Et ce même projet “Finest” a fait l’objet d’une première technologique : il s’agit du tout premier disque de jazz réédité avec la technologie Auro 3D.
“The Music of Enrico Pieranunzi” a vu du pays cette année, avec des concerts au Piacenza Jazz Festival (Italie) et en Allemagne (Saarbrücker Jazz et Ingolstadt). Quant à “The Sweetheart and The Daredevil”, le troisième projet de la série “BJO vs The Big White Screen”, il a fait escale à Vilvoorde et Saint-Nicolas. A l’automne, nous avons également joué MONK’estra lors du Parkjazz à Courtrai. Ce projet, imaginé par et avec John Beasley, insuffle une nouvelle vie à la musique de Thelonious Monk , dont on célébrera le centenaire de la naissance en 2017.

2017

Une année bien remplie : 40 dates, dont 7 à l’étranger. Et, en outre, un passage de frontière linguistique grâce à BREL, un projet qui a permis de construire les bases de partenariats durables. Clairement, la diversité est sans doute ce qui définit le mieux l’éventail des projets du BJO.

L’année démarre avec le concert de nouvel-an REFUGEE. Cinq super musiciens syriens et le BJO au grand complet ont tenu à marquer le coup : une collaboration au-delà des frontières culturelles permet la naissance de créations originales de toute beauté. En février, le BJO réalise un one-shot pour le Festival Jazz en Nord (FR) en combinant Big Valses, du trompettiste Pierre Drevet, avec des compositions extraites du dernier CD Smooth Shake, en collaboration avec Bert Joris. Smooth Shake sera d’ailleurs joué sur plusieurs grandes scènes du pays. Le CD, sorti en décembre 2016, reçoit les éloges de la presse jazz internationale, avec un épatant 4½**** dans DownBeat Magazine (US). Fin 2017, le même album fera partie d’une liste DownBeat des meilleurs albums  de jazz de l’année.

Toujours en février, l’orchestre tourne avec The Music Of Gil Evans, une collaboration avec le compositeur, arrangeur et chef américain Ryan Truesdell. Ce projet, qui sera joué à Utrecht, Bruxelles et Anvers, aura permis de réentendre une sélection de morceaux tirés du répertoire du grand maître Gil Evans.

Un autre grand maître est au cœur d’une reprise : The Music Of Enrico Pieranunzi. Le BJO, notre arrangeur Bert Joris et Pieranunzi himself jouent plusieurs fois dans la patrie du pianiste, au Bergamo Jazz Festival et au Stresa Festival.

En avril, deux nouveaux projets voient le jour. Kaneelvingers allie la poésie de Stefan Hertmans à la musique de son frère, le guitariste Peter Hertmans, sur des arrangements de Bert Joris et la voix de Fay Claassen. Le projet recevra son baptème du feu au CC de Wilrijk.

Ensuite, le spectacle familial Boom-Boom, une formidable histoire destinée au jeune public et racontée par l’incroyable Dimitri Leue. Il s’agit en fait d’une rencontre entre deux groupes de licorne avec, en filigrane, la problématique des réfugiés. La narration est soutenue par le BJO, accompagné d’un quintet à cordes de l’Antwerp Symphony Orchestra. La première a lieu à la Salle Reine Elizabeth à Anvers et au Bijloke à Gand, pour ensuite tourner partout en Flandre.

En juillet, le cd BREL commence à récolter des prix. Aux Pays-Bas, le chanteur David Linx remporte le Edison Jazz/World Award pour le meilleur album dans la catégorie “Vocal Jazz”. Le spectacle BREL est partout, sur les scènes belges et européennes. A la même période ont lieu les enregistrements du nouvel album avec Tutu Puoane. We Have A Dream est composé de protestsongs, autant d’hommages aux droits de l’homme. Et, accessoirement, c’est déjà le 22e album du BJO !

Automne 2017. En octobre, le BJO et le chef-arrangeur John Beasley (US) fêtent les 100 ans de Monk avec la reprise de MONK’estra à Anvers et Bruxelles. Sous la dénomination “ BJO vs. The Big White Screen”, le Brussels Jazz Orchestra, en collaboration avec CINEMATEK, propose The Sweetheart and The Daredevil, pendant le festival Uur Kultuur à Louvain. Le programme est composé de musiques originales pour les films muets “Pollyanna” et “An Eastern Westerner”.

Ce qui n’empêche pas de regarder vers l’avant : la tournée en clubs The Future Is Now met en vedette les jeunes pousses jazz de notre pays. L’orchestre joue au Werf à Bruges, avec les solistes Quinten De Craecker et Hendrik Lasure.

We Orchestrate Words (WOW) connaîtra deux représentations au KVS à Bruxelles. WOW rassemble de jeunes artistes issus de la urban scene et le BJO. A l’arrivée, un joyeux melting pot de rap, de soul, de groove … et de jazz ! Et surtout, des entrelacs musicaux qui, tous ensemble, composent la bande sonore d’une grande ville contemporaine.

Fin octobre.  Avec le Symphonic Jazz Concert, le Brussels Philharmonic et le Brussels Jazz Orchestra (sous la direction de Dirk Brossé) rendent un hommage aux classiques de la bande originale jazz, dans le cadre du Festival du Film de Gand.